Tout vous est Zéphir. Mr de la FONTAINE

MALHEUR   AUX   HANDICAPÉS !

Comment déménage t-on et reloge t-on les personnes handicapées en FRANCE ?

Et bien les personne handicapées, ayant de faibles revenus, ne déménagent pas.

Surtout pas celles qui se trouvent être locataires réguliers dans des bâtiments en instance de démolition, à cause  d’une trop grande vétusté.

Des logements que l’agence A.N.R.U. et la Municipalité détruisent et pour cause,  logements insalubres et quartier abandonné MAIS Quartier bientôt LIBÉRÉ pour y construire des pavillons tout neufs.

OUFFF ! Il y a une justice qui ramène des terrains constructibles à leur valeur comptable réelle, celle du Marché.

Destruction des  bâtiments mais pas de solution pour que les handicapés puissent se reloger dignement et jouir de la liberté de circuler  ne serait ce que dans leur appartement, c’est à dire, accéder aux utilités d’un logement.

Forcés, par manque de moyens et un  impossible accès au droit, il est donc des familles où la malchance (accident d’auto) à fait plusieurs générations handicapés, tous adultes et mêmes certains vieux handicapés, familles où cohabitent  quatre adultes dans un seul petit logement hors normes, comme en Russie Soviétique.

Loyers et charges payés par ces personnes, pas par la CAF ou autre instance, loyers courants comme si il s’agissait d’un logement salubre et établit en fonction de leur handicap et de leur âge.

INIQUE.

Logement hors norme: logement présentant des inconvénients majeurs à l’exercice des pratiques courantes des personnes  VIVANTES et handicapées.

_

Exemples :

  • Toilettes trop petites et sans appuis solides où un handicapé pourrait transférer son poids, l »équilibre c’est très important. Tout les comptables vous le diront.

  • Salle de bains étroite et avec baignoire haute (impossible à enjamber) bien sûr sans bidet et sans appuis solides. cf plus haut.

  • Portes étroites, gabarit courant 66cm de large, impossible de circuler en fauteuil roulant.

  • En cas d’appel des pompiers en secours, pour évacuer un handicapé, il faut soit dégonder les portes ou faire « sauter » la fenêtre (Grilles métalliques, cause insécurité chronique avancée du quartier, quartier abandonné voir plus haut  ).

  • Cuisine  » Virtuelle « , genre « Couloir » agrémenté d’un évier et une fenêtre mais où il est impossible de caser au même temps une table et une chaise et de s’en servir.

  • ETC ….

ETC…..

Vous pensez qu’au vingt et unième siècle en France, ceci n’est pas possible. 

C’est une plaisanterie, de mauvais goût, pensez vous.

Mais non.  Lisez donc !

Question écrite n° 01188 de M. Roland Courteau (Aude – SOC)

publiée dans le JO Sénat du 11/08/1988 – page 904

M. Roland Courteau attire l’attention de M. le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, chargé des handicapés et des accidentés de la vie, sur les conséquences qu’ont, depuis le 1er juin 1987, les conditions restrictives d’attribution de la prime de déménagement. Ainsi, il lui expose que, d’après de nombreux responsables d’associations d’handicapés, il est pratiquement impossible à un handicapé de pouvoir déménager, ou alors moyennant de gros sacrifices financiers. En effet, si un handicapé ne perçoit que 2 700 francs par mois, il ne peut que difficilement faire face aux charges d’un déménagement exécuté par un professionnel. Le coût d’un tel déménagement étant en effet entre 3 800 francs et 4 800 francs. En conséquence, ces personnes défavorisées sont bien souvent obligées de demeurer dans des logements, en général inadaptés à leur handicap. Il lui demande s’il envisage de prendre toute mesure permettant lerétablissement de la prime de déménagement pour les personnes handicapées.

Réponse du ministère : Handicapés

publiée dans le JO Sénat du 09/02/1989 – page 233

Réponse. – Il est exact que, depuis le 1er juin 1987, le droit à la prime de déménagement est limité aux familles déménageant à l’occasion d’une naissance de rang trois ou plus. Toutefois, les caisses d’allocations familiales peuvent, par leurs différentes actions, aider à l’amélioration de l’habitat des personnes handicapées, en leur attribuant des subventions destinées à l’adaptation et à l’accessibilité des logements. L’article 54 de la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975 a prévu que des aides personnelles aux personnes handicapées, notamment en matière d’adaptation du logement, peuvent être prises en charge au titre de l’action sanitaire et sociale des caisses gestionnaires de l’allocation aux adultes handicapés. Dans ce cadre, les caisses d’allocations familiales sont autorisées à attribuer des prêts pour l’amélioration de l’habitat, destinés à permettre l’adaptation des logements aux besoins des familles. Les conditions et les modalités d’attribution de ces prêts sont définies dans les règlements intérieurs d’action sociale de chaque organisme. Par ailleurs, dans le cadre de la politique menée en direction des personnes handicapées, un grand nombre d’actions visent à améliorer les conditions de vie quotidienne de ces personnes particulièrement par la mise en place de service d’auxiliaires de vie permettant le maintien à domicile des personnes handicapées ayant besoin de l’aide d’une tierce personne (avec exonération possible des charges sociales). Enfin, le conseil d’administration de la caisse nationale d’assurance maladie a décidé de réinscrire pour 1988 un crédit de 11,1 M.F. au budget du fonds national d’action sanitaire et social pour favoriser le retour au foyer et la réinsertion des personnes handicapées après une hospitalisation prolongée, les formes d’action devant se situer essentiellement dans les domaines du logement et des aides techniques : frais d’installation, aides en matériel pour handicapés.
Il n’est pas envisagé pour l’instant de rétablir la prime de déménagement au profit des personnes handicapées. Toutefois, l’ensemble de ces mesures qui concourent à faciliter la vie quotidienne des handicapés est de nature à répondre aux préoccupations exprimées par l’honorable parlementaire.
_

2012 PARCOURS  IMPOSSIBLE.

la MDPH ne sait pas,  appelée au téléphone, plusieurs fois et sans réponse.

la CAF n’est pas au courant et ne propose rien, même pas une aide remboursable (crédit).

le CCAS ignore ce qu’est une personne handicapé  et ne veut pas savoir les difficultés des Handicapés!

Non assistance à personne en danger ? 

Non ! Sûrement une forme d’humour, à force de considérer l’ « autre  » comme l’  » enfer « , il devient plus facile et même naturel de nier ce même  » autre « .

La disparition d’une LOI qui offrait un DROIT et une LIBERTÉ aux personnes handicapées, entraine  une EXCLUSION DE FAIT « UN APARTHEID RÉEL » Vis à Vis de PERSONNES QUI SE TROUVENT SANS PLUS D’ACCÈS A L’ÉGALITÉ ET SURTOUT PAS À « LA FRATERNITÉ RÉPUBLICAINE ».

Égaux devant la LOI ?

Quelle LOI ?

Handicapés, devenus Hors la LOI et SUJETS de la RÉPUBLIQUE et du bon vouloir des Fonctionnaires ?

Douce Décadence.

Tout va très bien madame la Marquise, tout va très bien…

S.  CARVAJAL

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