Reconnaitre les facteurs limitants. (tous systèmes)

Maîtriser un système c’est d’abord reconnaitre les fonctions du système et et ensuite reconnaitre les facteurs limitants.

On suppose la première étape accomplie, une auto est une auto, un système de production vivrier est un système complexe de diverses productions.


Pourquoi aucune deux chevaux ne roule telle à quatre cents kilomètres par heure.

On vous dira que c’est la cause de la petite puissance du moteur.

C’est logique, mais ce n’est en aucun cas la réponse.

La réponse la voici, déjà et avant tout le concepteur n’a pas choisi des pneus supportant la vitesse de 400 km par heure.

Supposons, qu’un vent particulièrement violent filant à trois cent quarante kilomètres par heure, souffle derrière la deux chevaux et que celle ci avançait déjà à soixante km par heure, la somme ferait quatre cent kilomètres par heure et les pneus exploseraient très vite.

  1. Premier facteur limitant du système : La qualité des pneus.
  2. Second facteur limitant du système : La chaine de distribution de puissance mécanique.

Une fois tous, ou la plupart des facteurs limitants sont connus, il faut apprendre à contourner ceux ci, et là apparaît le besoin de technologies: interrogations, études et recherches, compréhension, établissement d’un modèle et mise en place d’un cahier des charges, liste du matériel, estimations, synthèse et décision.

ICI un lien très intéressant, un instantané, mais qui ne peut mener à une solution :   http://terangaweb.com/les-arguments-economiques-en-faveur-de-lintegration-africaine-1-les-besoins/


Une des causes de sous production vivrière agricole, c’est paradoxalement, mais logiquement, si on se réfère aux productions comparables dans les pays plus au nord : La Relative Facilité et Rapidité du Cycle Productif.

Je prends un exemple connu, en France le climat ne permet qu’une seule production de céréale, Blés tendres (le plus souvent inaptes à une utilisation qualitative quotidienne) et Blés dures, une seule production par an, si la récolte est mauvaise, c’est la famine ou l’achat forcè de céréales chères sur le marché déficitaire (les deux jouant en couple, la loi du marché).

Au Maroc, pays océanique et méditerranéen, une année produit trois récoltes de blé dur, le cycle de production est de cent vingt jours, si les pluies arrivent en qualité et quantité, ceux sont « deux facteurs limitants », il y aura trois récoltes de céréales Blé, contre une seule en France.

Parlons de pays plus au sud des tropiques, si on évite de parler des zones d’altitudes, où globalement, il s’agit moins d’un problème de prix d’achat permettant aux agriculteurs de dégager une marge, que de réelle entrave à produire. Ici en zone d’altitude le facteur limitant est politique, même pas économique, il est politique.

Dans ces mêmes pays, il existe des terres plus basses où on ne trouve pas d’eau, pas même saumâtre, les zones désertiques, ailleurs avec beaucoup d’eau obtenue au prix fort, le blé pousse sous les tropiques arides, le manque de pluies étant remplacè par de l’eau d’arrosage, le facteur limitant est connu, dépassè, contrôlé, maîtrisé.

Mais il existe des zones où il y a rivières et cycles de pluies, donc l’agriculture est possible, là les facteurs limitants sont plus nombreux et plus imbriqués, disons complexes, mais il existe cependant des solutions, des solutions technologiques et d’autre se rapportant à la sélection des espèces à produire, à priori si il est possible de déplacer les limites des facteurs limitants, de nombreuses nouvelles cultures deviennent possibles, les techniques de culture seront un peu différentes, cependant la production potentielle, excédera celle des pays du nord, cf France.


FRAGARIA

Supposons que cette exploitation soit en côte d ivoire, au Bénin, identifiez au moins trois facteurs limitants….


Offrant ainsi des produits diversifiés, de qualité, à faible prix de revient et toute l’année, ainsi en contournant les facteurs limitants, de nombreuses variétés, inenvisageables hier, pourront être produites.



Vous penserez, vision de l’esprit !

Je répondrai allez donc vous renseigner sur la Miracle Togolais, 1983 1985, dites vous, que le facteur qui a limité leur expérience, c ‘est premièrement la volonté de se passer de l’auteur des techniques, mal comprises, car dans un contrat, la partie qui reçoit, se doit de rémunérer les études et technologies, ainsi que les pratiques agricoles, car rien de tout ceci n’est sommé dans un livre…

Revenons sur l’expérience Togolaise, au final, donc deux parties lésées, l’auteur amputé des bénéfices de son bien et le producteur, qui tablant sur un gain marginal, n’a pas pris la dimension de la solution, qui lui était proposée.


S. CARVAJAL

Management Stratégique Industriel & innovations

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